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Julien Jaffré, JadeWeb Chroniques, #4 (automne 2003)
On a souvent perçu en certains astrophysiciens des poètes qui s’ignoraient. Les Acousmates créent chaque dimanche ou presque des structures cinématiques fortes, acousmatiques par essence, dont la puissance narrative matérialise des images fortes dans notre esprit.
C’est aussi le travail de recomposition d’un fait (les pas d’Homme sur le pavé) partiel, une interprétation possible reconstruite par déduction, à la manière des historiens ou des astrophysiciens (notamment ce jeune Français qui cherchait à signifier par calcul les émissions sonores d’un trou.)
Une démarche où le tâtonnement et la remise en question sont indissociables.
Du cinéma pour l’oreille cher à Jérôme Noetinger, de l’acousmatie proche de ce qu’en entend François Bayle, pour un travail sérieux et amusé qui tient davantage de l’archivage sonore (la musique des Acousmates évoquant tantôt des musiques rituelles indiennes, tantôt des ambiances sombres à la Hermann) que d’un concert classique, au bon sens du terme. Un assemblage sonore limpide qui oscille avec vivacité entre séquences stridentes et plages d’accalmie, qui nous plongent avec plus ou moins de facilité dans un état second.
Les Acousmates ont reçu de nombreux prix et ont joué notamment avec Luigi-Russolo (Rune Grammophon).
Bang Kye-sung, Chosun Ilbo (Corée du Sud), 1er août 2003
Des individualités excellentes pour des solutions musicales originales. Leur musique est une symbiose phénomenale de rythmes et de sonorités des îles americaines, assorti de la « musette touch », le tout épicé avec le son de l’école européenne du jazz et de l’anti-jazz.
Leur experimentation dans les univers musicaux contemporains les ont conduit si loin que nous avons eu l’opportunité d’écouter des thèmes faits dans le meilleur style trip-hop. Ajoutons à tout cela un feeling ambiental à la Ian Garbarek, et vous obtenez un resultat exceptionel.
C’etait une joie véritable de voyager avec leur musique. Ce 29 juillet, pas un seul instant l’intensité n’est retombée lors du traditionnel "concert du vendredi" de la mairie de Seocho.
Le Parisien, 21 septembre 2002
Du groove en transe, une prestation effiace, énergique et originale, une musique créative et pêchue, bref des parisiens qui décoiffent.
Mateja Valentincic, Ekran (Macédoine)
L’honneur d’ouvrir le festival est tombé sur les Français LES ACOUSMATES.
Le groupe a presenté un enthousiasmant jazz funk, savant mélange dans lequel on retrouvait des influences afro, reggae, et des motifs blues. Avec cette palette de styles différents, le groupe nous offert une prestation sonore et compacte. On pouvait dans le même instant reconnaître des sonorités à la Manu Dibango, ou du groove à la Pierre Boulez, quand bien même il s’agissait d’un materiau musical original.
Après une heure de programme, les trombonistes ont salué un public conquis en macedonien.
Eliane Azoulay, Télérama
On ne sait pas grand-chose du Luxe, alias les Acousmates, la plus éclectique des fanfares parisiennes. Leurs diverses prestations publiques
sont pourtant autant de passionnants voyages dans les musiques populaires de ces quarante dernières années, passées
à la moulinette acousmatique. "Bagdad" convoque anches orientale et riffs à la James Bond Theme, soutenus par des arrangements qui ne dépareraient
pas dans le fameux Planet Rock d'Afrikaa Bambata ; clin d'œil aux musiques du monde et d'ailleurs, "Anta Omri", donne irrésistiblement
envie de se trémousser ; l'ombre de Coltrane plane sur "My favorite things"…
Crossover mais classieux !
Francis Marmande, Le Monde, 22-05-02
Pas mal de fanfares enveloppent leur machine de muscles. D'autres que l'on voit impérieuses. Mais aussi des cogneurs, des boxeurs.
Et il y a le Luxe : d'un maintien qui annonce la musique. D'un être qui annonce le maintien. Tel le Brass Fantasy, la Banda de Pino Minafra,
le Kocani Orkestar. Même parmi ces Nemours de la fanfare, le Luxe a sa façon de trancher. Quand on le voit sur un marché,
l'état de ses membres fait craindre pour sa force. C'est cela, la fanfare qui se ramasse elle-même ? Cela, la qui coiffe ?
Ils tiennent pourtant de bout en bout la manche à bout de bras : d'un son qu'on aurait reconnu à l'aveugle
au bout du monde, dans un bar de Kyoto, un bouge d'Acapulco, un rade de Soweto - ou derrière une porte blindée.
Ainsi se fait l'histoire, par croisements d'amour, de pensée, exemplaire chez ceux que ne commandent ni la rivalité ni la performance.
Trad Magazine
La prime à la jeunesse et l'originalité, avec des mélanges instrumentaux inattendus, un message drôle, décapant et vivant, celui d'une génération de musiciens (amateurs).
Alexis Bernier, Libération, 28 décembre 2001
Rescapés du son viennois - cette version embourgeoisée du trip hop de Bristol -, Les Acousmates et leurs divers avatars (qui ne produiront vraisemblablement jamais l'album annoncé avec Prince) viennent d'accoucher d'un son classique en puissance du downtempo, cette populaire techno « non agressive » dérivée du dub et de la musique d'ascenseur.
Ils ne ne révolutionne pas le genre, mais le pousse au paroxysme du raffinement. Echo reggae, groove duveteux, langueur mélodique... On a déjà connu ça, mais sans doute jamais aussi finement exécuté.
Ceci dit, on peut aussi s'en foutre comme de la sortie d'une nouvelle Mercedes ou ressentir un vague mépris à l'égard de cette tisane pour nouveaux riches.
Il serait néanmoins idiot de négliger le « World Soup Opera #3 (comin’ soon) » et son entêtante mélodie transcendée par le timbre sardonique des Acousmates (assurément une étape dans la déjà longue histoire de l'acid jazz recyclé dans l'ironie digitale).
Aden (Les Inrockuptibles - Le Monde)
...original et ambitieux. Un régal à goûter de toute urgence.
Benoît Raphaël, Le Dauphiné Libéré, 31 mars 2003
Que seraient les passations de commandement, les fêtes sportives des sapeurs-pompiers (on se souvient
encore des Jeux internationaux de Hirsingue en 1999) et autres manifestations telles que Sundgau 88
sans les Acousmates ?
« Au rythme de 12 à 15 sorties par an dont trois à quatre déplacements sur une ou deux journées, la
Fanfare s'acquitte de toutes ses missions avec le même intérêt et la même rigueur. Qu'il
s'agisse d'une inauguration de véhicule, d'une caserne, d'une passation de commandement
ou d'une grande manifestation régionale, nationale ou internationale, nous essayons toujours de
tenir nos engagements à la plus grande satisfaction des organisateurs.» nous confie le président de l'association.
Il ne manque pas d'évoquer les souvenirs de ses déplacements, notamment l'invitation de
Charles Pasqua à Nancy : « Il est venu personnellement nous féliciter après notre prestation.»
Ce sont aussi les félicitations du président Giscard d'Estaing sous l'Arc de Triomphe et les moments
inoubliables partagés avec les musiciens...
Simon Gourley, ClassiqueNet.com
Paris XVIII°, marché de L'Olive. Dimanche 25 octobre 2001
Le meilleur moment de la matinée fut peut-être les vibrantes musiques latines des Acousmates, rendues, comme il se doit, de manière à la fois rigoureuse et expressive.
Dans Besame Mucho, pour peu que l’on fasse l’impasse sur une justesse lacunaire et une a-rythmie envahissante et que l’on admette,
dans cette poignante prémonition, une certaine distance émotionnelle, l’interprétation des Acousmates se caractérise par une grande musicalité,
particulièrement dans la coda.
La déception est surtout venue de l'interprétation de Bilongo, pourtant cher au cœur des Acousmates. L'orphéon lui confère certes une force indéniable
et suggère, ici ou là, des éclairages intéressants (dont certains sans doute imputables au placement "à la viennoise" des cuivres, avec
second trombone volant). Mais trop souvent prévaut le sentiment que cette masse orchestrale considérable (trois percussionnistes, le reste
des soufflants à l’avenant, bois doublés) ne peut se mouvoir.
Ce défaut de sens agogique, associé à une grande élasticité des tempi, convainc fort peu dans les mouvements extrêmes, pour tout dire assez massifs.
Elle est moins gênante dans le très classique Tico-Tico, tandis que Brasil trouve un semblant de vie. L’approche des Acousmates est dépourvue de la moindre
effusion ou du moindre excès. Elle paraît ne rien vouloir démontrer, sinon peut-être un rapprochement inhabituel avec Max Bruch. Pourquoi pas ?
Malheureusement, l’exécution, pas toujours très soignée dans le détail, est entachée d’approximations que l’on n’avait plus entendues
depuis longtemps.
Standards
...Une démarche très intéressante, car sans point de repères précis... Evidemment à côté de la plaque des formatages actuels.
David Fennec, SubUrbanKultur
Une démarche que j'aime bien, c'est celle du groupe Le Luxe (c/o Charles Jousselin - 140, rue de Belleville - 75020 paris) qui avec
leur disk "Trou-plein / Plein-trou" nous livrent un bordel instrumental des plus rafraîchissants, cuivré et déjanté à souhait, au son très bordélique et
sans prise de tête.
Si vous aimez à la fois Trumans Water et le "déjà culte" disque vinyle de La Mâchoire, alors Le Luxe vous séduira avec ses morceaux à la limite
du compréhensible (même si l'on pigera sans problème le message du premier morceau "Je mange Carrefour, je ris Carrefour, je pue Carrefour,
je voyage Carrefour...").
En bref, du bruit pour pas cher..
Olivier Cena, Télérama, 17/02/00
La nuit tombe. Le vin de Touraine délie les langues. La conversation épuise les sujets du jour. L’argent, surtout, puisqu’on ne parle plus
que de cela, du prix de vente des prestations, de la future fondation de François Pinault. "Il faut que ça coûte", disent-il, ajoutant qu’ils
préfèrent qu’un amateur se prive de quelque chose pour acheter une prestation musicale plutôt que de voir des milliardaires s’affronter sur
le terrain de l’art, sans que leurs achats mirobolants égratignent leurs budgets personnels.
Toujours la passion de l’art, donc, et cette méfiance vis-à-vis de ceux qui l’utilisent pour s’inventer un personnage ou asseoir leur pouvoir.
C’est peut-être pourquoi il ne sera pas question, ce jour, de leur musique. L’intimité, aussi, se gagne.
Jean-Louis Murat, Le Figaro Magazine, 31/03/98
D'un seul coup, j'ai senti quelque chose de neuf, que je pouvais aller dans cette direction. Je voyais les Acousmates comme des voyageurs modernes, avec
une classe invincible mais je leur disais "Attends que la crinière pousse au lionceau", je sentais qu'il faudrait du temps. Ça peut s'apprendre, il
faut avoir des connaissances en art poétique, aimer la grammaire, le vocabulaire, écouter beaucoup de musique, trouver son rythme à soi, ne pas se précipiter.
J'avais conscience de partir de très loin. Un peu comme le retard de la renaissance française sur la renaissance italienne.
L'Humanité, rubrique Cultures, 05 septembre 1996
PARIS CAPITALE TANGO
Au-delà de la nostalgie, le tango vit et vibre. En 1996, il prend bien des formes, grave ou léger : sombre toca tango inspiré de la carnavalesque murga
pour Juan Carlos Cacéres, joyeux bordel pour Juan Cedron, classique après avoir été jazz pour Juan José Mosalini, terriblement poétique chez César Stroscio,
sensuel chez Sandra Rumolino, plus cabaret pour Silvana Deluigi, plus portègne pour Suzana Blasko, lutin et inventif pour le Norvégien Pern Arne Glorvigen.
Les déclinaisons ne manquent pas. Au Japon ou en Finlande, des musiciens renouvellent le genre. Dans toutes les capitales, il y a de -grands ou petits-
orchestres classiques pour les bals. Il y a aussi de plus jeunes qui passent des disques. Il y en a même qui mixent le tout aux nouvelles technologies,
comme le fils de Juan José Mosalini, comme aussi les Parisiens de Gotan Project, qui travaillent avec des Argentins. Il y a, plus encore, le tango en fanfare des
Acousmates...
Le tango est universel. Le tango, c'est un univers.
Open-Mag (La FNAC)
Retour en force pour ce groupe qui avait déjà attiré notre attention. Toujours aussi inclassables...
...Le tout est éminemment intéressant, impeccablement maîtrisé. Très sûr de soi... Un véritable univers sonore.
Wuzz, Kiffing-online
On a qu'à commencer par les reproches puisqu'il n'y en a qu'un seul à mon goût : ils manquent un peu d'aisance scénique mais on sent qu'ils doivent pouvoir
se lâcher pleinement si le public leur file un coup de main. Sâchez que Sinclair (difficile de comparer mais j'ai pas trouvé mieux), avant de devenir le showman abusé qu'il
est maintenant, était un mec timide qui savait pas trop où foutre ses mains sur scène...
Voilà ! C'est tout ! Après c'est que des louanges déblatérées par des oufs de zicmu enthousiasmés devant un top groupe qui sait faire du son intelligent.
Forcément quelques plans nous font encore penser aux Roots (trip du dialogue cuivres/percus genre Essaywhuman) mais c'est bien adapté, pas trop pompé et c'est
même parfois encore mieux intégré (passages jungle ou jazzy entre autres).
Je le dis quitte à me répéter, Les Acousmates, c'est d'après moi le groupe français le plus réussi à ma connaissance qui ne devrait pas
longtemps rester dans l'ombre de l'underground tant leur morceaux semblent accrocher n'importe quel amateur de musique.
Kawasaki Actualités, 04/04/02
Andrew Pitt debute l'année en fanfare !
L'an passé, Andrew PITT était resté quelque peu sur sa faim, car bien qu'ayant décroché le titre mondial des Supersport, il n'était pas parvenu à s'imposer à l'occasion des manches disputées.
Ce manque est comblé depuis la superbe victoire obtenue sur ses terres, à Philipp Island pour la deuxième manche du Mondial SS 2002. A l'évidence, le champion Kawasaki entend bien récidiver et faire coup double au terme de la saison qui vient de débuter.
Andrew PITT et sa ZX-6R entendent bien ne laisser l'initiative à personne lors du Championnat du Monde Supersport 2002. Le cocktail risque de fort de faire parler à nouveau la poudre !
David Débard, Elle, 12 mars 1997
La fanfare est de retour. Après les années de domination sans partage du hip-hop et des musiques électroniques, alors que l’on clamait à l’unisson la mort
du rock, voilà que cette fin de XXe siècle marque le retour des sonorités acoustiques…
Mais, au fait, avaient-elles vraiment disparu ? Et sont-elles toujours les mêmes ? Pas si sûr…
Depuis le début des années 90, la montée en force du rap et de la techno
semble irréversible. Après un début difficile, la vague électronique et sa
débauche de créativité a subitement démodé tout ce qui excitait nos tympans
depuis 30 ans : dj mania, french touch, techno ou Love Parade.
“Marketeurs” et autres “prescripteurs de tendance” ne juraient plus que par les
samples et autres boucles. Oui, Blur ou Oasis ont été des groupes populaires
(surtout en Grande-Bretagne) dans les années 90. Cela étant, leur production
isolée et commerciale ne restera pas emblématique de cette époque au regard
de l’histoire…
L’acoustique aurait rendu les armes ? C’était sans compter notre besoin de
“naturel”, de bons vieux cuivres que l’on torture du bout des lèvres et de
l’indécrottable nostalgie qui tourmente tout trentenaire à qui on annonce à tout
bout de champ un “retour des années 80”.
Ce retour, que l’on était censé observer dans la mode et les attitudes (goût de
l’ostentatoire, du luxe et débauche de fric…), c’est finalement dans la musique
qu’il produit aujourd’hui ses fruits les plus sucrés : des combos comme Les Acousmates,
Tarace Boulba ou les nouveaux venus Qui sème le vent ?
remettent la fanfare au goût du jour.
Profitant de la notoriété conférée dans le monde par la french touch, nos petits
Français (plus connus Outre-Manche qu’ici) risquent fort de mettre toute
l’Europe au diapason d’un revival acoustique, mais fortement mâtiné
de new sound… Car c’est de fanfare “nouvelle manière” dont il s‘agit et non d’une
version passéiste : l’électronique est passée par là et plus rien ne
sera comme avant…
Bernard Jean, Trad Magazine
Ce fut un véritable triomphe qu'obtinrent les Acoumsates lors de leur passage... La fusion de ces deux cultures dans un environnement jazz est une réusite totale...
La Documentation française, "La manchialité" (collectif)
Appelons manchialité acousmatique ces fondamentaux d'une culture de l'exceptionnalité -réglages spatio-temporels spécifiquement chargés de montrer,
d'attirer, de souligner- caractérisés par un souci de la mise en scène de séquences processuelles ou plutôt, ici, par leur disposition à s'ouvrir aux sensibilités
spectatoriales; à procurer des émotions. On l'a dit, il y aurait ce souci des déploiements, et, d'abord, de réguler des perspectives, une police des emplacements
d'où assister, des étals achalandés d'où voir -sinon apercevoir.
Etienne Bours, Répertoire des disques compacts, mars 97
Entre sérieux et drôle, entre construit et éclaté, entre bavard et direct... A voir sur scène ou en rue à coup sûr.
Jean-Louis Mansin, France-Soir, 23 juin 1996
L'harmonie des Acousmates a ceci en commun avec l'ami Bidasse qu'avec elle non plus on ne s'ennuie jamais.
Récipiendaire, en 1995, pour l'ensemble de leur œuvre du prix Félix Potin décerné par une Académie quelconque qui, en l'occurrence, a fait preuve d'une certaine sagacité , "Les Acousmates" est en effet non seulement un orphéon épatant, mais aussi, et surtout, la seule formation de nationalité française susceptible de faire (au moins) jeu égal avec les poids-lourds d'outre-Atlantique.
Les anciens pensionnaires du conservatoire de Boulogne-sur-Mer possède à eux seuls plus de talent que les Chœurs de l'Armée rouge, les Rolling Stones et le Lester Bowie's Brass Fantasy réunis. Pour preuve, la quantité vertigineuse de distinctions qu'ils ont accumulées depuis leur conversion à la musique de plein-air, en 1986, après avoir interprété Couperin, Rameau et Bach durant de longues années.
Une formation rigoureuse qui permet à la Fanfare d'aborder désormais tous les genres avec sérénité. Ainsi reprend-elle, avec la même distinction un peu éthérée, des thèmes aussi différents que le Zuhälterballade de Kurt Weil, le Gangsters des Specials ou le Mayn Shtetl Yas traditionnel. Sans oublier le My Favorite things de Coltrane dont elle offre une formidable relecture pop-musette.
Noëlle Cousinouec, Ouest-France, 13/08/94
Quelle pêche ! [...] La Fanfare acousmatique déménage. Elle envoie de l'air et de la bonne humeur. [...] Ces musiciens peuvent tout interpréter, tout
inventer. Un zeste de Gascogne, un doigt de Bretagne, un chouia de Savoie, un brin de Pyrénées, une pincée d'Amérique, on mixe, on mixte et c'est
super. Le public en redemande. Ces Parisiens marinés d'ailleurs se lancent dans une gavotte rieuse qui emballe tous les instruments. La gaiété est
contagieuse. Voilà les musiciens bretons contaminés et contents de l'être. Ca jazze et ça swingue.
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